dimanche 18 septembre 2011

Effet placebo inversé chez l'enfant


EFFET PLACEBO INVERSÉ CHEZ L’ENFANT

L’effet placebo est expliqué comme étant une croyance propre à chaque individu qui favoriserait la guérison d’une maladie.  La croyance étant tellement puissante et forte que le corps subit un changement relatif à cette croyance.

Et si nous inversions l’effet d’une croyance quelconque en ce qui a trait à l’enfant.  La croyance d’être abandonné, pas aimé et rejeté et qui provoquerait une souffrance. Cette croyance pourrait être sentie très profondément dans tout son être
-         quand il est séparé de sa mère à la naissance à cause de raisons diverses telle une césarienne, une maladie ou complication quelconque,
-         quand le parent le laisse pleurer dans son lit (pour ne pas lui donner des caprices),
-         à l’arrivée d’un autre bébé dans la famille quand le parent explique à  l’enfant qu’il doit aimer son petit frère ou sa petite sœur (sentiment de rejet croyant qu’il sera moins aimé par le parent étant donné toute l’attention donnée au nouveau bébé). 

Toutes ces situations ne signifient pas que le parent n’aime pas ou abandonne ou rejette son enfant, mais pour l’enfant il y a effet placebo inversé dû à sa croyance intérieure. Cette croyance est tellement forte qu’elle pourrait provoquer des changements biologiques et physiques.

C’est ainsi que l’enfant devient taciturne, mélancolique, angoissé et même violent et l’impression ressentie va s’incruster jusqu’à ce qu’il y ait validation du sentiment par l’adulte. Sinon, la mélancolie, l’angoisse et même la violence deviendront partie intégrante de l’adulte et progresseront petit à petit tout au long de la croissance.

lundi 14 février 2011

L'amour

Bonne St-Valentin à toutes et à tous.  Un jour, à la radio, j'ai entendu un petit garçon de maternelle raconter ce qu'était l'amour pour lui. Voici son histoire.

''Je sais pas lire en fait.  Il faut être en CP1 ou en CP2 pour apprendre.  J'aimerais bien.  Mais tu sais dans ma tête je me raconte plein d'histoires.  Quand je saurai écrire, je vais écrire de livres... tu vois.... je vais écrire... mon coeur.... tu vois, des choses d'amour.  Mais toutes les amoureuses sont amoureuses avec Louis... Louis... ben... Louis, il est tellement joli que toutes les amoureuses... elles embrassent avec Louis, elles sont toujours amoureuses. Je sais pas comment elles font.  C'est comme ça. Parfois on est beau et parfois on est pas beau. C'est comme ça la vie.

On dirait que... dans ma tête... on dirait que les filles m'aiment pas, on dirait... parce que Margot, elle était amoureuse de moi, maintenant elle est amoureuse avec Louis.  Avant j'étais amoureux avec Tania, maintenant elle est amoureuse avec Louis.  Je comprends pas pourquoi c'est comme ça.  Je leur dis bien gentiment.  Elles me disent tout le temps: je suis déjà mariée, je suis déjà mariée.... j'en peux plus. J'en peux plus.  J'envoie des livres... le livre du petit Nicolas. J'essaie de leur envoyer des fleurs, elles me disent: non, garde-la pour toi, je suis déjà mariée... bon.... J'en peux plus.  J'essaie tout, j'essaie tout. Je leur donne des jouets à moi, elles disent non.  En plus c'est des jouets de souvenir de mon grand-père, de ma grand-mère arrière.  Et puis, elles me disent: non, garde pour toi, je suis déjà  mariée.  J'EN PEUX PLUS.... j'en peux plus.  Je sais pas... je vais devenir un vaurien, c'est sûr.......''

À la fin de l'entrevue, j'ai entendu rire l'animateur... je n'ai pas ri.... ce que j'ai entendu c'est la détresse d'un enfant qui ne se sent pas aimé et qui pense qu'il deviendra un vaurien.  Mais oui, quoi penser d'autre... Comment réussir dans la vie si on ne se sent pas aimable ou digne d'être aimé. L'animateur a dit que c'était étonnant qu'un enfant parle de cette façon.  Oui c'est étonnant, parce que d'habitude les enfants gardent ces idées pour eux-mêmes. Ils n'en parlent pas.  Ils ont peur d'être ridiculisés et ils ont bien raison.

J'espère de tout coeur que ce petit garçon a rencontré une personne aimante qui lui a fait changer d'idée et qu'aujourd'hui il peut fêter la St-Valentin.

mercredi 2 février 2011

le suicide

Semaine de la prévention du suicide: 30 janvier au 5 février 2011

La question du suicide demeure très problématique. Pourquoi? La personne avait tout ou n'avait rien.  Les raisons vont bon train.  On se demande si cette personne est courageuse ou lâche. Chacun a son opinion. Ceux qui restent se sentent parfois abandonnés et disent que le ou la suicidé(e) n'avait pas le droit de leur faire ça.  Le suicidé  manqué est même passible de condamnation.  La personne aurait commis un acte répréhensible aux yeux de la loi.

Chez les personnes suicidaires, l'idée du suicide germe depuis très longtemps.  Comme les sentiments, tel le désespoir, sont là depuis très longtemps, ils sont profondément enfouis et la personne ne connaît pas la raison exacte de ce sentiment.  Elle l'a occultée.  Ce qu'elle connaît très bien, par contre, c'est ce sentiment qui est là, qui lui fait mal et qui revient tout le temps. Mourir mettrait un terme à cette souffrance.  Mourir serait une délivrance.  Une personne m'a dit:

''Quand ça va mal, je me dis que si ça va plus mal et que je ne peux plus le supporter, alors j'ai toujours la solution de me suicider.  Et ça me rassure... ça m'aide à continuer''.

Le suicide devient la solution aux problèmes, soit l'élimination des problèmes, soit ne plus souffrir du tout.  L'être  humain tend vers le plaisir. l'enfant qui naît n'aspire qu'à se sentir bien avec ses parents.  Quand il ne se sent pas bien, il pleure, il crie, il hurle.  S'est n'est pas entendu et validé, après un certain temps, il cesse de se manifester.  On se dit qu'il a compris. Il a compris quoi? QU'IL EST SEUL AU MONDE.  L'événement (ignorer l'enfant) a engendré une perception ou croyance de l'enfant (seul au monde), laquelle perception va engendrer un comportement (il va cesser de se manifester).  Personne pour le comprendre ou valider ce qu'il ressent. Ce sentiment restera gravé pour toujours.  Même si la personne n'est pas seule, même si elle est entourée de gens qui l'aiment.  Devant ce sentiment, la personne n'est plus un adolescent ou un adulte.  Elle est ce même petit bébé dont les sentiments n'ont pas été validés, qui a souffert et qui souffre encore.

La personne peut, temporairement, atténuer cette souffrance à l'aide d'analgésiques tels que: des vacances, des produits de consommation, etc... La consommation de drogue ou d'alcool empêche souvent une personne de se suicider, jusqu'au moment ou cette consommation ne fonctionne plus et qu'elle devient plus un problème qu'un soulagement.

Le conscient cherche des raisons pour le faire. ''La vie ne vaut pas la peine d'être vécue. Tout le monde est malheureux. Je suis malheureux (se).  Je n'y arriverai jamais. Personne ne m'aime. Je ne suis pas important''.  Il cherche aussi des raisons pour ne pas le faire. ''J'ai tout ce qu'on peut désirer. Je n'ai pas le droit de faire ça''.  Et puis arrive le moment ou on ne sent plus rien. Comme quelqu'un qui marche sur les clous ou la vitre. On ne le voit pas grimacer. Il ne sent plus rien. Comme celui ou celle qui se suicide, quand la décision est prise, il ou elle ne sent plus rien.  La pulsion est devenue tellement forte qu'elle a inhibé tout autre sentiment de survie.  Le cerveau est anesthésié. Physiquement, quand la douleur est trop forte, on perd connaissance. Psychologiquement, quand la douleur est trop forte, on ne la sent plus, on perd aussi la connaissance de cette souffrance.

Le thème de Suicide Action cette année est: LE SUICIDE N'EST PAS UNE OPTION.

Pour ceux et celles qui pensent au suicide, n'hésitez pas à aller chercher de l'aide.  Une solution existe.

Apprenons à écouter la souffrance des autres et surtout apprenons à la valider, c'est-à-dire reconnaître que la personne souffre réellement en lui en faisant part.  Se sentir compris aide à continuer et à trouver une autre option, laquelle est très personnelle pour chaque individu.

Suicide Action: 1-866-APPELLE

samedi 22 janvier 2011

masque au cacao

Voici un masque suggéré par le Dr. Oz, et qui, à mon avis, est très efficace.  Mais attention, si le chocolat vous rend insomniaque, ne l'utilisez pas le soir mais plutôt le matin.  Ce masque au cacao m'a fait passer une nuit blanche, ce dont je n'aurais jamais douté.

3 c. à table de cacao
3 c. à table de yogourt ou kéfir
1 1/2 c. à table de miel
1 1/2 c. à table de gruau moulu

Assez bon pour en mettre sur vos rôties le matin.

mercredi 1 septembre 2010

au sujet de Françoise Dolto

'Françoise Dolto savait parler mieux que personne aux enfants qui souffrent.  Devant un enfant perdu, incapable de dire ce qui lui faisait mal et incapable de se consoler, elle posait une question magique pour l'aider à se réorienter: Qu'est-ce que sent ton coeur?  Elle aidait celui qui souffrait à entrer en contact avec ses moteurs intérieurs, ses désirs profonds, ces choses qui, au bout du compte, finissaient par déterminer son bien-être ou son malheur.

La même observation vaut pour les adultes. Surtout pour les plus rationnels d'entre eux, qui ont tendance à ne percevoir et à ne réagir que par l'intermédiaire de leur cerveau cognitif'.

samedi 14 août 2010

la bonté fondamentale de l'être humain

Je crois sincèrement que l'être humain est fondamentalement bon, qu'il vient au monde sans défaut, soit sans orgueil, sans paresse, sans haine, sans colère, sans égocentricité, etc... Il a sa personnalité, ses talents et tout un potentiel pour devenir ce qu'il devrait être, soit un être humain unique. Comme une petite graine que l'on sème, il essaiera de grandir et de se former selon sa personnalité et ses talents, mais il sera à la merci de tous ceux et celles qui l'accompagneront durant son enfance, comme la petite graine dépend de la lumière, l'oxygène et l'eau. Il progressera en utilisant ses talents dans le bien ou dans le mal, soit avec ou sans lumière, oxygène et eau.

Si l'enfant vit un abandon à la naissance, il va développer un mécanisme de défense afin de ne plus jamais sentir ce sentiment d'abandon.  Le mécanisme de défense devient un effet secondaire de ce qu'il a vécu.  Souvent, l'adulte abandonnera avant d'être abandonné, il mettra un terme à une relation  le premier pour ne pas se sentir abandonné.  Mais le sentiment est toujours là, caché au fond de lui. Puisqu'il n'a pas été validé par un adulte, il s'est tout simplement retiré du conscient pour ne plus être ressenti.  Il y a maintenant deux souffrances, soit la souffrance du traumatisme réel (avoir été abandonné) et la souffrance du mécanisme de défense (effet secondaire) qui est une souffrance résiduelle qui est vécue jour après jour.  Devoir abandonner tout au long de sa vie devient un pattern de vie de plus en plus souffrant puisque la personne ne peut rester longtemps avec une autre personne. Tout est à recommencer, toujours. L'empreinte est là pour toujours ou jusqu'à ce qu'on y retourne.

L'humiliation, se sentir comme si on était rien (un nobody), l'indifférence, tous ces sentiments ressentis en bas âge provoquent un mécanisme de défense (effet secondaire) qui peut ressembler à de l'orgueil, de la paresse, de l'égocentrisme, de la manipulation, etc... et qui servent à empêcher de revivre les soufrances vécues.  Et ces mécanismes deviennent, pour la société, des traits de caractère. Mais des traits de caractère que l'enfant n'avait pas à la naissance.  On peut réagir par un orgueuil démesuré si la peur de l'humiliation est toujours là. Plus l'humiliation est forte, plus l'orgueil est fort. L'effet secondaire est en relation directe avec la souffrance originelle.  ''Plus on a été indififérent avec moi, plus je deviendrai demandant... (ou l'effet contraire)... plus je m'effacerai''.  Il n'y aura pas de juste mesure... ''Plus on m'enlèvera la joie de vivre, plus je serai paresseux''.

''On a le droit de me faire souffrir mais je n'ai pas le droit d'avoir la conséquence de la souffrance qu'on m'a infligée.  On a le droit de me casser  une jambe mais je n'ai pas le droit de ne pas marcher comme les autres''.

Il y a toujours moyen de réparer la souffrance, soit en la validant et en faisant sentir à l'enfant que nous comprenons ce qu'il ressent.  Ne tuons pas la bonté du monde.

lundi 9 août 2010