mercredi 2 février 2011

le suicide

Semaine de la prévention du suicide: 30 janvier au 5 février 2011

La question du suicide demeure très problématique. Pourquoi? La personne avait tout ou n'avait rien.  Les raisons vont bon train.  On se demande si cette personne est courageuse ou lâche. Chacun a son opinion. Ceux qui restent se sentent parfois abandonnés et disent que le ou la suicidé(e) n'avait pas le droit de leur faire ça.  Le suicidé  manqué est même passible de condamnation.  La personne aurait commis un acte répréhensible aux yeux de la loi.

Chez les personnes suicidaires, l'idée du suicide germe depuis très longtemps.  Comme les sentiments, tel le désespoir, sont là depuis très longtemps, ils sont profondément enfouis et la personne ne connaît pas la raison exacte de ce sentiment.  Elle l'a occultée.  Ce qu'elle connaît très bien, par contre, c'est ce sentiment qui est là, qui lui fait mal et qui revient tout le temps. Mourir mettrait un terme à cette souffrance.  Mourir serait une délivrance.  Une personne m'a dit:

''Quand ça va mal, je me dis que si ça va plus mal et que je ne peux plus le supporter, alors j'ai toujours la solution de me suicider.  Et ça me rassure... ça m'aide à continuer''.

Le suicide devient la solution aux problèmes, soit l'élimination des problèmes, soit ne plus souffrir du tout.  L'être  humain tend vers le plaisir. l'enfant qui naît n'aspire qu'à se sentir bien avec ses parents.  Quand il ne se sent pas bien, il pleure, il crie, il hurle.  S'est n'est pas entendu et validé, après un certain temps, il cesse de se manifester.  On se dit qu'il a compris. Il a compris quoi? QU'IL EST SEUL AU MONDE.  L'événement (ignorer l'enfant) a engendré une perception ou croyance de l'enfant (seul au monde), laquelle perception va engendrer un comportement (il va cesser de se manifester).  Personne pour le comprendre ou valider ce qu'il ressent. Ce sentiment restera gravé pour toujours.  Même si la personne n'est pas seule, même si elle est entourée de gens qui l'aiment.  Devant ce sentiment, la personne n'est plus un adolescent ou un adulte.  Elle est ce même petit bébé dont les sentiments n'ont pas été validés, qui a souffert et qui souffre encore.

La personne peut, temporairement, atténuer cette souffrance à l'aide d'analgésiques tels que: des vacances, des produits de consommation, etc... La consommation de drogue ou d'alcool empêche souvent une personne de se suicider, jusqu'au moment ou cette consommation ne fonctionne plus et qu'elle devient plus un problème qu'un soulagement.

Le conscient cherche des raisons pour le faire. ''La vie ne vaut pas la peine d'être vécue. Tout le monde est malheureux. Je suis malheureux (se).  Je n'y arriverai jamais. Personne ne m'aime. Je ne suis pas important''.  Il cherche aussi des raisons pour ne pas le faire. ''J'ai tout ce qu'on peut désirer. Je n'ai pas le droit de faire ça''.  Et puis arrive le moment ou on ne sent plus rien. Comme quelqu'un qui marche sur les clous ou la vitre. On ne le voit pas grimacer. Il ne sent plus rien. Comme celui ou celle qui se suicide, quand la décision est prise, il ou elle ne sent plus rien.  La pulsion est devenue tellement forte qu'elle a inhibé tout autre sentiment de survie.  Le cerveau est anesthésié. Physiquement, quand la douleur est trop forte, on perd connaissance. Psychologiquement, quand la douleur est trop forte, on ne la sent plus, on perd aussi la connaissance de cette souffrance.

Le thème de Suicide Action cette année est: LE SUICIDE N'EST PAS UNE OPTION.

Pour ceux et celles qui pensent au suicide, n'hésitez pas à aller chercher de l'aide.  Une solution existe.

Apprenons à écouter la souffrance des autres et surtout apprenons à la valider, c'est-à-dire reconnaître que la personne souffre réellement en lui en faisant part.  Se sentir compris aide à continuer et à trouver une autre option, laquelle est très personnelle pour chaque individu.

Suicide Action: 1-866-APPELLE

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